19.07.2009

Summer Reggae Fest 2, des massiv' aux Anges!

DSC_1284.JPGPour la deuxième année consécutive, le Summer Regae Fest s'est tenu sur le site du Fort St Père (site de la Route du Rock) ce lundi 13 juillet 2009. Un temps superbe pour une journée qui restera longtemps gravée dans l'esprit du public.


Les portes ouvrent avec un peu de retard à 15h20 et le sound system composé de la sono de Legal Shot et de Zion Gate Hi-Fi  anime le début d'apres-midi. Legal Shot, Early Days et Zion Gate assurent des sélections annonçant une soirée haute en couleurs. Maracujah, groupe Malouin lance le bal pour la scène live sous le chapiteau. Suivront ECK, puis Keefaz backés par le D.Roots Band. Pendant ce temps, Murray Man, Prince Malachi, Bigga, Colonel Maxwell et son fils Junior Roy (13 ans) chauffent la dance sur le sound. L'ambiance est vraiment particulière, des sourires  sur toutes les ganaches et une énergie sur scène d'une rare intensité. C'est "à l'ancienne" que s'est déroulé le sound. Pas d'artistes faisant leur show un par un mais bien un véritable raz de marée où Sister Nancy et Sister Carol, en grandes patronnes mènent la danse aux côtés de General Levy, Shinehead, Winston Irie, Murray Man, Daddy Freddy.

Taïro dont la formation a quelque peu évoluée assure un show qui ne laisse pas les demoiselles insensibles! Lover style version acoustique, une voix qui prend aux tripes par sa sincérité et par le soutien de Wendy, choriste hors paire faisant partie intégrante du show. 
Sister Carol, prend place auprès d'Artikal Band. Le public n'en peu plus, continue à chanter même lorsque les morceaux sont finis... L'aura de la Black Cinderella atteint son apogée. Sans contest le meilleur live de la soirée. Elles n'en restera pas là puisqu'on peut la retrouver peu de temsp après sur la scène soun system auprès de Nancy et de tous ces bonhommes qui ne bronchent pas une seconde face aux deux mamas! Un respect sans faille entre les artistes a donné une vibe sans pareil aux massivs' tout sourire, les bras en l'air pendant des heures.

Shinehead, phénomène à lui tout seul : sélection l'après-midi (il a ramener ses propres disques de L.A, je vous passe les détails sur le poids de sons sac...!), chant sur le sound, combinaison avec Keefaz, et puis vient l'heure de son show live accompagné par le D.Roots Band. Girl Next Door, Jamaïcan in NY, Billie Jean, Ruff & Ruged.... Hit sur hit pour une prestation détonnante. Shinehead est un artiste digne de ce nom donnant tout ce qu'il peu avec une sincérité rare. Présent depuis 15 jours en Bretagne (Fête de la musique avec Legal Shot plus quelques shows en Europe) l'homme est reparti chargé d'une énergie qui le rajeunit à chaque passage sur Rennes.

Mr Vegas, en tête d'affiche avec Buju, assure un show 100% hits très axé "club". Le public reprend en coeur tous les morceaux et le selecteur qui assure un jugglin' serré sait maintenir l'énergie tout au long du show. Vegas en super star est peut-être moins proche du public mais a assuré sa prestation, ceux qui l'attendait le lendemain à l'Elysée Montmartre aurait mieux fait de venir en Bretagne.

Pour achever la scène live, le très attendu Buju fait son entrée. Ses 3 choristes soutiennent la voix du Gargamel qui lui aussi donne un show en s'investissant vraiment face au public. Très international, son concert dépasse quelque peu les frontières du Reggae et le public, malgré la fatigue, répond toujours présent. Il est tard, 3h30 quand Buju sort de scène, le public est épuisé et ne met pas longtemps à quitter le site.

La scène sound-system aura peut-être été le point central de cette soirée. Une telle énergie et un tel concept sont trop rares en France. La réussite de cette scène est liée au fait que tous les artistes se connaissent et ont déjà travaillé avec le Legal Shot lors de soirées ou de tournées organisées par Matty Dread.

Les 2500 entrées restent cependant trop juste pour assurer un succès total au festival, mais le Summer Reggae Fest s'inscrit maintenant comme un véritable rendez-vous sérieux des amoureux du Reggae-Dancehall sur un plan national.

Une programmation aux portes de la démesure, des sonos qui n'ont plus à faire leurs preuves, des shows live intenses et un site superbe, le Summer Reggae Fest mérite largement que le public se mobilise encore plus...

Massiv you're ready now!!!!

 

A.C Photo A.C

 

24.04.2009

Inauguration à Rennes de "6 milliards d'Autres" de Yann Arthus-Bertrand, ou "Le monde vu par lui-même".

Après le Grand-Palais à Paris, le formidable nouveau projet de Yann Arthus-Bertrand et son équipe (Sibylle d'Orgeval et Baptiste Rouget-Luchaire pour ne citer qu'eux) s'installe à Rennes. Les Champs Libres inauguraient hier soir la venue de cette exposition qui accueillera le public jusqu'au 30 août 2009.
DSC_0829.JPG
Ce projet qui a nécessité 4 ans de travail recueille d'extraordinaires témoignages d'anonymes. 5000 interviews dans 75 pays sur les thèmes qui aujourd'hui font les valeurs sur lesquelles nous nous construisons : Aimer, le Bonheur, Rêves et renoncements, Pardonner, la Femme, Dieu, le Sens de la vie, la Transmission... 30 thèmes qui se succéderont durant les 4 mois et demi d'exposition.
L'exposition (Salle Anita Conti) est répartie en 3 Yourtes (si si... des Yourtes) et chacune d'elles diffuse par thèmes les films réalisés. Jusqu'au 26 avril vous pourrez alors voir : Premiers souvenirs, Aimer et Dieu. D'une vingtaine de minutes, chaque film vous renvoie à vous même, à quelqu'un de votre famille, un ami, une vieille connaissance ou encore... a rien de ce que vous ne connaissiez déjà parce les Autres sont 6 milliards!!
Emotion garantie.
5000 interviews en plan fixe. Un cadre qui ne bouge pas où seules les expressions et les discours des "Autres" vous font vibrer, frissonner, sourire ou pleurer. Autant d'expériences extraordinaires, de points de vue qui s'opposent, se rejoignent et qui forment un tout. Comme un concentré d'humanité, "6 Milliards d'Autres" nous renvoie à notre rapport à nous même et à tous ceux qui nous construisent; nous interroge sur notre façon de voir ce que l'on ne connaît pas ou peu et nous ramène à la simplicité des rapports humains. Du Mali à la France en passant par les USA, le Canada, la Colombie, la Roumanie... autant de "ganaches" et d'idées toutes aussi riches les unes que les autres, des points de vue que l'on aurait jamais imaginé car trop simples, trop compliqués ou trop abstraits mais au final tellement sincères.
Revenir encore et encore
Pour pouvoir visionner les 20 heures de vidéos il vous faudra revenir régulièrement. Tous les 15 jours les Yourtes diffusent de nouveaux thèmes. Il vous faudra cependant vous plier au tarifs d'entrée (4€ plein tarif, 3€ demi-tarif, 14€ pour cinq places) à chaque nouvelle venue. L'exposition au Grand-Palais était payante (5/7€), et il était impossible de voir toutes les vidéos en une fois. Il fallait donc revenir "une fois, deux fois, trois fois" nous disait Yann Arthus-Bertrand hier soir, et le public semblait le faire bien volontiers. A Rennes le même principe a été gardé, à la différence qu'il faudra revenir 10 fois pour tout voir! Ce qui vous plongera pendant 4 mois dans un réflexion sur l'Autre et vous-même et vous réconciliera sans doute avec de vieux principes qui vous frustrent et vous tourmentent.

Au-delà du travail herculéen que représente cette oeuvre, Yann A-B aime à revenir sur ce qui au final fait la richesse de cette exposition : la réaction du public. Il insiste sur le fait que toute l'équipe croyait fortement au projet et les réponses sont venues d'elles-même :
"J'étais fâchée avec ma fille depuis 13 ans, elle est allé voir votre exposition. Le lendemain elle m'a appelé en me disant "Maman je t'aime"". C'est en ces termes qu'une femme est venue remercier Yann Arthus-Bertrand et son équipe après avoir visité l'exposition au Grand-Palais.
Après nous avoir montré le monde vu d'en haut pendant 10 ans, Yann A-B (nommé ce 22 avril Ambassadeur de bonne volonté du programme des Nations Unies pour l'Environnement) nous montre le monde face à lui même.
Courrez-voir ce chef d'oeuvre d'humanisme et d'ouverture, un bol d'air régénérant dans cette période où l'on cherche... on cherche... on cherche...
Au fait, cela fait combien de temps que vous n'avez pas dit "Je t'aime"?

AC. Photo AC

16.02.2009

I Phone + MSI Wind : la mobilité légère. Le triple-play est déjà loin!

Journalistes, rédacteurs, photographes, envoyés spéciaux… vous qui êtes mobiles et avez besoin de rédiger, retoucher, mettre en page et mettre en ligne, voici une solution adaptée.
Après ASUS, c’est MSI qui s’est lancé dans les mini-portables en remportant le Trophée 2008 avec son WIND (10 pouces, HD 80G… voir la fiche technique).
1 kg de technologies concentrées pour offrir une mobilité parfaite, soutenue par le Wifi intégré qui permet de se connecter dans tous les lieux offrant un accès Wifi. Et quand il n’y en a pas ? Et bien l’utilisateur averti aura su se procurer un iphone 3G qu’il aura pris soin de débloquer et sur lequel il aura installé un soft permettant d’utiliser son iphone en tant que modem internet. Le téléphone d’Apple capte le net et le rediffuse alors en Wifi, ainsi le MSI peut capter le Wifi émis par le iphone. Où que vous soyez, tant que votre iphone peut recevoir le net, votre MSI Wind vous permet les usages liés à tout ordinateur portable connecté au réseau.
Cette combinaison prend son sens dans les usages qui peuvent en découler pour les métiers du journalisme ou tout autre métier où l’on est amené à travailler de façon « nomade ».
Sur le terrain, le photographe peut retoucher ses photos sur son ordinateur, et par sa connexion Internet la transférer à sa rédaction sans aucun autre intermédiaire. De même pour un montage vidéo ou tout simplement pour du texte. Les commerciaux, chefs d’entreprise trouveront également des avantages à s’équiper de la sorte. En voyage, un moyen idéal pour qui a besoin d’être connecté quand il le souhaite.
Au-delà de la « dictature du branchement », voyons en cela un outil professionnel très avantageux.
Petit détail, si comme la plupart des utilisateurs vous n’êtes pas satisfait par le pad, posez votre iphone près de votre MSI, l’écran tactile vous sert de souris via le Wifi. Avec toutes les fonctionnalités de 1 à 4 doigts des derniers MacBook.
De l’Internet, du téléphone et de la télévision (que le Wind peut capter avec la TNT) le tout en mobilité : du Quadruple-play pour de vrai !

De retour...

J'ai délaissé ce blog pendant quelques mois pour d'autres activités. C'est reparti!!!

25.09.2008

I Phone, je craque et je cracke…



Le niveau de technologie de cet appareil est impressionnant. Aujourd’hui disponible en France au tarif de 150€ avec un abonnement France Télécom qui possède l’exclusivité (450€ il y a encore quelques mois, 750€ nu, débloqué et sans abonnement fin 2007), ce concentré de technologie se répand avec la fluidité qui le caractérise. Si le nombre de personnes qui ont craqué pour le I Phone augmente, le nombre de personnes qui ont « cracké » leur I Phone a fait de même. Tour d’horizon d’un outil dont les possibilités techniques nous laissent baba.

Des forfaits Orange trop restreints. De 49€ à 149€ par mois, les forfaits proposés par Orange sont classiques (journée + soir et week-end). Depuis juillet la seconde version du I Phone, le I Phone 3G est accompagnée des mêmes forfaits, auxquels s’ajoute un accès internet illimité. Ainsi nombre d’usagers ont attendu quelques mois que les tarifs descendent ou on choisi l’étranger via le net pour acheter leur I Phone moins cher sans passer par Orange et en conservant leur opérateur.
Désimlocker. La première version du I Phone a en effet été vite « crackée ». Ainsi les propriétaires de I Phone ont pu installer le forfait de leur choix comme sur n’importe quel autre téléphone GSM débloqué. Nombre de blogs et articles se sont vite diffusés sur la toile pour expliquer comment, en quelques clics désimlocker son I Phone. Cela n’est pour l’instant pas possible avec la dernière version 3G.
Convergence. La convergence numérique atteint ici un niveau fou. Si le triple-play a le succès qu’on lui connaît aujourd’hui par le regroupement de 3 médias (internet, télévision, télélphone) via un seul et même canal, le I Phone 3G est un mulit-play qui intègre la mobilité et les services qui y sont liés (accès aux spots wifi…). Il permet aussi de stocker de la musique, des photos et des vidéos. Le plus technologique du I Phone est bien sur son écran, une navigation nouvelle et bien accueillie.
Touch… On le caresse, on l’effleure. Cet objet technique propose une interface qui fait son succès avec un nouveau rapport au corps. L’écran tactile d’une qualité surprenante offre une navigation nouvelle, sensitive, fluide et intuitive. Si les gros doigts peuvent être parfois gênés, cette technologie confirme son statut de véritable innovation. Être tactile c’est être sensuel, au regard comme au toucher l’I Phone offre un rapport différent, presque affectif. Demandez à vos amis qui vous narguent avec leur téléphone Apple, tête baissée, la gueule dans l’écran…
Bienvenu au club. Là encore posséder un I Phone relève de l’appartenance à un « club ». Profil qui a toujours fait le succès d’Apple. Le I Phone est « hype » et fait de ses utilisateurs des individus à la pointe du progrès technologique, des gens branchés dans tous les sens du terme. Peut-être assisterons nous, à la manière des regroupements de Coccinelles ou de véhicules anciens, à des « Meeting I Phone », comme un concours de tunning, les capacités d’exploitation de l’appareil étant énormes.
Aller, comme dit l’expression : « Baisse la tête, t’auras l’air d’un I Phoneur !!! »

A.C

14.05.2008

10 bonnes raisons de Bloguer! Ou le rêve du blogueur...

Parce qu'ici on m'écoute
Parce qu'ici on ne me coupe pas la parole
Parce que mes idées aussi méritent d'être entendues
Parce que vous avez besoin de découvrir d'autres points de vue (sinon vous ne seriez pas là!)
Parce que Je et Moi valent autant que Tu et Vous
Parce qu'ici je suis un INDIVIDU, un Vrai
Parce qu'ici je peux effacer les commentaires négatifs
Parce qu'on va me citer dans tous les journaux
Parce que j'adore les "monoblogues..."
Bref, Parce que je le vaux bien

19.04.2008

Les critiques de Mediapart, symbole de la crise de la presse française

L'arrivée dans la presse française en crise du très critiqué (trop?) Mediapart symbolise un problème plus profond que la réussite ou non de ce nouveau site d'information.
Sobre et de prime abord très complet, Mediapart lancé par Edwy Plenel (ancien directeur de la Rédaction du journal Le Monde) se veut être "un journal papier sur le net" selon son fondateur. Nouveau concept, nouveau financement, Mediapart apparaît comme un OVNI dans le monde de la presse. Un paris à prendre à la mesure de ses ambitions face au flot des critiques symbolisant la crise que traverse la presse française depuis plusieurs années.


Quelle critique fait-on? Celle de ses dirigeants ou celle du modèle? Taxé d'"élitisme" ou encore d'"arrogance" Plenel défend dur comme fer son projet d'indépendance, car c'est dans cette notion que se trouve l'origine du modèle et donc des critiques. Être indépendant pose la question du financement. Pas de publicité, ça veut dire que ce qu'on lit est le fruit direct des rédacteurs et de leur projet. Après se pose la question de l'accès à l'information, du payant dans le monde du gratuit (du net). Rééduquons nos lecteurs. Les générations qui aujourd'hui consultent le Net pour s'informer n'ont pas pris l'habitude de payer pour cela.
Vous avez déjà lu des gratuits, 20 Min, Métro, vous pouvez donc reconnaître que l'information gratuite, sous ces formats, n'apporte pas grand chose. Si, permettre à ceux qui n'ont pas le net, la radio, la télévision voir pas d'amis, de connaître les informations générales. Il y a les dépêches de la presse, merci l'AFP, Reuteurs... et il y a la presse qui se dépêche. Chacun semble tirer la toile de son côté. Ici encore devenir un centre, une référence est une question essentielle dans ce réseau décentralisé. Comme un contressens entre le projet d'Internet et sa réalité.
Alors qu'on déplore la baisse de la qualité de la presse française ou pour mieux dire, le succès des presses people et consorts, on observe la difficulté de maintenir un système de qualité, ou du moins plus recherché dans les thèmes abordées. L'opposition est souvent faite entre quantitatif et qualitatif, la quantité ne réclame pas la qualité. Mediapart n'apparait pas comme une presse d'en haut pour les gens d'en haut. Vous vous rappelez des forfaits de téléphone "Spot", ou les communications étaient gratuites mais entrecoupées chaque minute d'un message publicitaire? La publicité est souvent un intermédiaire de trop entre le rédacteur et le lecteur, et si il n'y a pas celui là, c'est l'argent du lecteur qui assurera l'accès à l'information. Et bien sur ce n'est pas accèssible à tout le monde...

Si les dirigeants de Mediapart apparaissent comme des ogres du fait de leurs parcours et leur expérience, c'est qu'ils viennent manger sur un terrain où déjà beaucoup crient famine.
Le poulet du jardin, c'est meilleur mais c'est plus cher, les fraises de Plougastel sont meilleures mais plus chères, Macintosh c'est super mais c'est plus cher.
Un bon traitement de l'information c'est meilleur, mais.............

Arnaud Censier

11.04.2008

Médias et Musique, au coeur du numérique

Bonjour à tous!
Vous pourrez trouver ici des réflexions sur la convergence des médias et de la musique liée aux technologies numériques. S'interroger sur les médias, sur l'industrie de la musique aujourd'hui bousculés par les possibilités offertes par le Net, voilà l'intérêt de ce blog.
Bonne lecture à tous, commentez, discutez, échangez!!!
A.C

Mon Myspace, Moi et mes Friends...

Le succès de Myspace réside principalement dans la possibilité de diffuser ses propres oeuvres musicales sur la toile. La forte représentativité, le nombre de connexions toujours grandissant font de Myspace.com un outil des plus puissants pour la diffusion et la promotion musicale de tout artiste. Au delà de la publication d'oeuvres artistiques, c'est aussi un moyen de donner une représentation de soi.

A l'usage, avoir un Myspace demande du temps. Il faut gérer son profil, mettre à jour ses informations (les dates de concerts, les nouvelles productions, les photos ou vidéos...) et gérer aussi ses "Friends". Ce qui fait en effet la force d'un Myspace ou de tout Blog ou autre noeud d'un réseau technique dit "social", c'est le nombre de connexions possibles données par le nombre d'"Amis" ou "Friends".
Ainsi Myspace n'existe que dans l'échange avec d'autres blogueurs, on identifie alors un propriétaire de Myspace en fonction des "Friends" qu'il possède. La présence des commentaires est aussi une bonne façon de mesurer la fréquentation et le réseau tissé par le blogueur. Ces commentaires, souvent promotionnels permettent d'annoncer, de promotionner des soirées, des sorties de disques... ou plus amicalement d'envoyer un message ( de sympathie la plupart du temps) pour entretenir le réseau.
Les relations sont plus rétiologiques (de réseau, de relationnel) et intéressées que sincères. A en juger les commentaires (qui peuvent être gérés par le blogueur) il n'y a pas de place pour la critique négative. Avant de lire un commentaire tel que : "Je n'aime vraiment pas ce que vous faîtes, c'est vraiment mauvais" il va falloir chercher. On se congratule dans l'espoir d'être encensé à notre tour.
C'est une différence avec les réseaux tels que FaceBook, où les relations entre les membres semblent plus humaines et moins communicantes.

Paradoxe du réseau décentralisé comme un contre pouvoir, chacun tente d'en devenir un centre, une référence. Le règne du "Je, M', Moi" a trouvé un moyen de s'exprimer. Bonne illustration de nos sociétés où l'individu est toujours au centre des réflexions. Mais face à la nébuleuse d'individus connectés visibles, il faut se démarquer, être suffisamment pertinent pour qu'on nous regarde, qu'on nous écoute et qu'on soit reconnu.
Une fois l'ordinateur éteind, on se retourne et les milliers d'amis ne sont plus là. Saut continuel entre réalité et virtualité de réseau, comme une double identité qui ne peut prendre sens que dans la rencontre physique au sein de l'agora, lieu de l'échange vrai.

Aller, je dis au revoir à mon pote Sting, j'envoie un message à Bruce Springsteen, un petit commentaire à Bob Marley (si si, c'est possible) je me déconnecte et j'y vais. Ce midi je mange chez mamie.
A.C

1